Les spécialistes parlent d’un « effet retard » de la canicule sur l’organisme. Comme il est parfois difficile de relier une consultation médicale ou une hospitalisation à un épisode caniculaire préalable, ce phénomène reste mal connu du grand public et il est largement sous-estimé.
Le piège de l’effet retard de la canicule
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les conséquences les plus graves n’apparaissent pas forcément au cœur de la canicule, mais parfois plusieurs jours, voire plusieurs semaines après le retour de températures plus clémentes. La plupart des symptômes tardifs liés à une canicule concernent des cas de déshydratation dont la gravité augmente progressivement, notamment chez les personnes fragiles. C’est aussi le cas de l’hyponatrémie (un déséquilibre entre les niveaux d’eau et de sodium dans le corps). Des troubles cardiovasculaires ou des reins (insuffisance rénale) peuvent aussi se déclarer après plusieurs jours de sollicitation continue du cœur à haut débit pour garantir une circulation suffisante de sang et d’oxygène vers les organes. Même chez une personne en bonne santé, ce plein régime a tendance à beaucoup fatiguer. Mais en cas de fragilité préexistante, les risques de complications augmentent.
Prudence face aux risques de déshydratation
Parmi les perturbations de santé dont il faut se méfier, les médecins alertent surtout sur les risques de déshydratation et de carences en minéraux. L’intensification de la transpiration, associée au fait que le corps puise dans ses réserves, fait que notre organisme est souvent en manque d’électrolytes, en particulier de sodium, de potassium et de magnésium. Ce manque a un impact sur de nombreux acteurs corporels. Ces minéraux essentiels permettent le déplacement de l’eau vers les cellules et la contraction des muscles. Ils régulent aussi les battements du cœur et le fonctionnement du système nerveux.