Un cambriolage inattendu dans des pompes funĂšbres… 😟

Tout commence dans la nuit du vendredi au samedi 25 juillet 2026, Ă  FrĂ©jus. Rue calme, devanture anonyme d’un magasin de pompes funĂšbres. Une silhouette se faufile, casse la porte vitrĂ©e, pĂ©nĂštre dans le show-room oĂč s’alignent cercueils, plaques, urnes. Ce n’est pas un braqueur de banque. C’est un homme sans domicile fixe, dĂ©cidĂ© Ă  commettre ce qu’il croit ĂȘtre un simple larcin d’alcool.

Sauf que la scĂšne ne se dĂ©roule pas dans une supĂ©rette, mais parmi les symboles du deuil. L’homme ne vise ni la caisse ni les bijoux. Il repĂšre deux grandes urnes en vitrine, les confond avec des bouteilles, s’en empare et disparaĂźt dans la nuit. Un vol d’urnes funĂ©raires Ă  FrĂ©jus motivĂ© par la soif d’alcool. Cela ressemble Ă  une mauvaise blague. En rĂ©alitĂ©, tout va s’emballer.

Un cambriolage de pompes funÚbres à Fréjus qui tourne au quiproquo

Au dĂ©but, tout ressemble Ă  un simple cambriolage de pompes funĂšbres Ă  FrĂ©jus. La porte a Ă©tĂ© forcĂ©e, les vitrines fouillĂ©es. L’intrus se concentre sur deux grands vases exposĂ©s, au col long, en verre Ă©pais. De loin, ils peuvent rappeler des bouteilles dĂ©coratives. L’un est vide, l’autre renferme les cendres d’un dĂ©funt. « Le motif du cambriolage est pour le moins
 inhabituel.« , Ă©crit Le Parisien, qui raconte comment le sans-abri a pris ces urnes pour de l’alcool.

Dans sa tĂȘte, le plan est simple. RĂ©cupĂ©rer ce qu’il prend pour deux bouteilles, boire vite. Sauf que ces rĂ©cipients ne sont pas des flacons festifs mais des urnes funĂ©raires confondues avec des bouteilles d’alcool. Des objets chargĂ©s de souvenirs, parfois seul lieu de recueillement pour une famille. En les emportant, le SDF ne vole pas que du verre. Il touche, sans le savoir, au repos d’un mort.

De la vitrine Ă  La Gabelle, le drĂŽle de voyage des urnes

Son butin sous le bras, l’homme quitte les pompes funĂšbres et traverse FrĂ©jus jusqu’au quartier de La Gabelle. LĂ , dans le quartier, il pense enfin dĂ©boucher ce qu’il croit ĂȘtre de l’alcool. La dĂ©sillusion est immĂ©diate. Pas de liquide, seulement des cendres soigneusement scellĂ©es. Les urnes n’ont plus aucun intĂ©rĂȘt pour lui. Il les abandonne sur place. Plus tard, les policiers les retrouveront et les rendront Ă  l’entreprise funĂ©raire.

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