Soyez attentif à ce point lors de la mesure de votre tension artérielle, car une mesure erronée pourrait fausser les résultats.
Nombre d’entre nous ont déjà vécu une situation où leur tension artérielle enregistrée chez le médecin était plus élevée que prévue, puis complètement différente une fois à la maison. Dans ce cas, on a toujours l’impression que quelque chose a choisi cloche. Pourtant, ce n’est souvent pas l’appareil qui est en cause, mais plutôt les circonstances.
La tension artérielle n’est pas une valeur fixe, mais une valeur qui fluctue constamment et qui réagit à la précipitation, au stress, à la caféine, et même à notre posture. Et comme les décisions concernant la posologie des médicaments, le suivi et les examens complémentaires sont prises ultérieurement à partir de ces chiffres, la rigueur de la mesure importe peu.
Pourquoi la mesure prise chez le médecin peut-elle être trompeuse ?
Le cabinet médical n’est pas un lieu neutre. Certaines personnes sont tendues par l’atmosphère de la salle d’attente, d’autres appréhendent l’examen, et pour d’autres encore, le stress est particulièrement intense. C’est ce qu’on appelle souvent l’effet blouse blanche : le stress à lui seul peut faire grimper les valeurs de tension.
De plus, beaucoup de gens se laissent littéralement prendre par l’ordre des choses. Ils prennent les escaliers au lieu de l’ascenseur, courent après le bus, affrontent le vent froid dans la rue, puis s’assoient et prennent leur tension immédiatement. À ce moment-là, le corps n’est pas encore dans l’état que l’on appelle généralement la tension artérielle au repos.
Il est important de se ménager quelques minutes. Quelques minutes de silence, une respiration plus lente, et si possible, une nouvelle mesure plus tard peuvent permettre d’y voir plus clair.