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Fracture du bassin chez la personne âgée : symptômes, traitements et impact sur l’espérance de vie

Traiter une fracture du bassin avec ou sans opération ?

Une fracture du bassin ne demande pas toujours une intervention chirurgicale. « Lorsqu’il y a des déplacements importants ou une très forte douleur, on peut être amené à opérer la personne afin de stabiliser la fracture », informe la chirurgienne orthopédiste. Aujourd’hui, la chirurgie percutanée permet de mettre des fixations sans ouvrir complètement le bassin. « Cela soulage beaucoup les personnes âgées lorsque la fracture est très douloureuse », précise le Dr Jouffroy. Il faut alors compter 3 à 5 jours d’hospitalisation. La personne peut ensuite se rendre en centre de rééducation ou retourner à son domicile si elle n’est pas isolée.

La plupart du temps, dans environ 95% des cas de fracture du bassin, le traitement fonctionnel suffit. Il consiste principalement à soulager la douleur par des antalgiques adaptés et à maintenir la personne mobile autant que possible, avec des aides à la marche adaptées et un appui progressif. L’hospitalisation ne dure que quelques jours.

Fracture du bassin chez la personne âgée : est-ce grave ?

Chez les personnes âgées, une fracture du bassin n’est jamais anodine. Même lorsqu’elle est stable et peu déplacée, elle entraîne une douleur importante, une diminution de la mobilité et un risque d’immobilisation prolongée. Les séquelles après une fracture du bassin peuvent avoir des conséquences majeures sur l’autonomie et la qualité de vie. Une partie des personnes touchées ne retrouvent jamais totalement leur niveau d’autonomie antérieur.

Chez les personnes âgées, une fracture du bassin est également associée à une augmentation de la mortalité, surtout dans l’année qui suit l’accident. Les études montrent que la mortalité à un an après une fracture du bassin varie généralement entre 15 et 30 %, un chiffre comparable à celui observé après une fracture du col du fémur. Cette augmentation de la mortalité est souvent liée aux complications indirectes, comme l’immobilisation prolongée, la perte de masse musculaire, les infections (pulmonaires ou urinaires).

C’est pourquoi la prévention des chutes chez les personnes âgées est essentielle. Elle passe par des mesures simples comme :

  • retirer les tapis dans les intérieurs,
  • sécuriser les sols et les escaliers,
  • rester vigilant face aux trottoirs irréguliers
  • et maintenir une activité physique régulière pour entretenir la musculature et l’équilibre.

« L’activité physique stimule le tissu osseux et ralentit l’ostéoporose. Plus on reste actif, plus on protège son capital osseux », rappelle le Dr Jouffroy.

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