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L’aliment le plus mortel au monde fait plus de 200 morts par an, mais des millions de personnes continuent d’en manger
Pourquoi parle-t-on de « l’aliment le plus dangereux du monde » ?

Ce surnom un peu alarmant vient du fait que, chaque année, environ 200 personnes dans le monde perdent la vie après avoir consommé du manioc mal préparé. Cela se produit surtout dans des contextes de crise, de famine ou de grande précarité, où les méthodes de préparation sont parfois bâclées par nécessité.
L’Organisation mondiale de la santé elle-même rappelle que « le manioc doit être transformé correctement pour éviter une exposition dangereuse au cyanure ». Il ne s’agit donc pas d’arrêter de consommer cette racine, mais de bien savoir la cuisiner !
Une maladie peu connue liée au manioc : le konzo
Dans certaines régions touchées par la pauvreté extrême, des personnes peuvent développer une affection neurologique grave appelée konzo. Elle se manifeste par une faiblesse musculaire brutale, surtout dans les jambes, et peut laisser des séquelles irréversibles.
La cause ? Un manioc amer consommé sans traitement adéquat, combiné à une alimentation très pauvre en protéines. Car les protéines, justement, aident notre corps à se défendre contre les effets du cyanure.
Alors, faut-il supprimer le manioc de nos menus ?

Bonne nouvelle : absolument pas, à condition de le préparer correctement ! Voici quelques gestes simples à adopter pour savourer ce tubercule sans danger :
- Toujours le cuire : le manioc cru est à éviter, surtout ses feuilles et sa peau.
- Le faire tremper : dans certaines recettes, le manioc est râpé puis trempé dans l’eau pendant 24 à 48 heures, ce qui aide à éliminer les toxines.
- L’éplucher soigneusement : car c’est dans la peau que les substances indésirables sont les plus concentrées.
- Le consommer dans le cadre d’une alimentation équilibrée, notamment riche en protéines (œufs, poisson, légumineuses…).
Le manioc : ami ou ennemi ?
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